Log Rolling

Le log rolling (littéralement « roulement des billes ») est une épreuve d’équilibre sur billes de bois en rotation dans l’eau. Ce sport, appelé concours de draveurs en français québécois, implique deux concurrents, chacun à une extrémité de la bille, qui tentent de se faire tomber en courant, en donnant des coups de pied ou en utilisant diverses autres techniques.

Il peut se pratiquer sur un plan d’eau (lac, étang…) ou dans une piscine, y compris une piscine hors sol. Une profondeur d’eau de 60 cm est suffisante pour permettre à la bille de flotter et de tourner sous le poids d’une personne.

Ce sport est sans danger, même pour de petits enfants. Il est juste nécessaire de conserver un espace de chute libre de tout obstacle d’environ 3 m de diamètre autour de la bille.

Références :
Key Log Rolling
Minneapolis Log Rolling Club

Ce sport était à l’origine pratiqué par les draveurs pendant leur temps libre.

Draveur

En français québécois, le draveur est un ouvrier forestier qui manipule des billes de bois (billots, pitounes, troncs d’arbre) jetées dans un cours d’eau ou des plans d’eau. Il est chargé de les diriger et de contrôler leur libre flottaison afin d’atteindre directement la destination de leur prise en charge (baunes, moulins à scie, papetières ou aires de stockage dans l’eau) .

Un draveur est principalement un bûcheron qui, après un hiver complet en forêt, une fois la saison de coupe finie, descend lors du dégel (la débâcle) les bois qu’il a lui-même entreposés sur les lacs et digues de fortune en bois et glace.

Les draveurs forment avec les cageurs ce que l’on appelle les flotteurs en Europe.

Flotteur

Le flotteur, un métier ancien et encore exercé de manière marginale sur quelques rivières ou grands lacs en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, est chargé de transporter le bois par voie d’eau une fois qu’il a été abattu par les bûcherons et acheminé sur les rives.

La drave

Lorsque le temps se réchauffait, on faisait « sauter » la digue et les draveurs armés de leur « pique » ou « drave » poussaient le bois au gré du courant. Ils possédaient aussi des bottes cloutés (dites croquées) qui les aidaient à mieux se tenir sur les billots.

La drave pouvait durer plusieurs semaines.

Cette méthode présentait l’avantage d’être très économique, puisque le bois s’en trouvait ramolli et souvent presque entièrement écorcé sans frais. Cependant, elle présentait des conditions de travail très difficiles (risques de maladies, hypothermie, noyades).

De plus, le développement de la drave a amené l’acidification de l’eau et la libération de métaux lourds (mercure principalement) contenus dans les écorces des résineux. Cette acidification fut un désastre pour les nations autochtones qui dépendaient de la pêche de poissons devenus rares et toxiques.

Ce métier, mal payé et miséreux au début du siècle, était généralement exercé par des agriculteurs inactifs l’hiver (Canadiens français, Acadiens, Irlandais, Écossais et même Anglais), bien que ces derniers fussent souvent contremaîtres (« foremen ») du fait de leur connaissance de la langue du patron.

Au Canada, le flottage, qui ne pouvait se pratiquer qu’au printemps et en été, est abandonné dans les décennies qui suivent les années 1950, lorsque le convoyage par camions s’impose sur des réseaux routiers en expansion.

Il existe encore de la petite drave mais les bateaux prennent vite le relais des draveurs journaliers.

Cageur

En français québécois, le cageur est un ouvrier forestier chargé d’assembler et de diriger les radeaux de troncs d’arbres coupés vers une scierie, une usine de transformation ou un lieu d’embarquement.

Le terme « cageur », « cageux », ou « cage » s’est d’abord appliqué au radeau lui-même ou aux trains de bois, ces radeaux arrimés entre eux. Puis, par extension, il s’est appliqué aux ouvriers chargés de les manœuvrer sur les cours d’eau. Le terme flotteur est surtout utilisé en Europe francophone, il désigne autant le cageur (cageux) que l’ouvrier appelé « draveur » au Canada.